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Les 3 semaines passées au Japon ont été riches en expériences mais je me souviens d’un moment tout particulier. Cela s’est passé le troisième jours, dans le métro de Tokyo.

C’était le matin, il y avait un peu de monde dans les rues de Tokyo. Les salarymen dans leur costume sombre et chemise blanche partaient pour leur journée de travail, alors que la fatigue se voyait déjà sur leur visage. Les salarywomen dans leur tailleur gris semblaient préoccupées, avec un air sombre sur leur visage. Les élèves en uniforme partaient à l’école et restaient le visage collé sur leur smartphone. Je me demandais même comment ils pouvaient arriver à marcher sans se cogner alors qu’ils ne regardaient pas devant eux.

Il y avait peu de touristes. Ils sont facilement reconnaissables, avec leur air de gaijin, leur sac à dos pour transporter quelques accessoires (dont l’appareil photo) et ils regardent avec intérêt ce que les tokyoïtes ne regardent plus depuis longtemps.

J’arrivais dans la station de métro de Ueno-Okachimachi et je voulais aller au marché de Tsukiji. Je descendais les escaliers (en faisant attention de bien marcher à gauche) et je voyais au loin une rame qui arrivait. Déjà, les files disciplinées entraient et le signal indiquant le départ proche retentissait. Et c’est là qu’une femme d’un certain âge est arrivée rapidement et a voulu entrer dans la rame au dernier moment.

La fermeture automatique des portes a surpris cette femme, et elle s’est fait prendre le pied entre les portes, ce qui l’a fait chuter. Son pied bloqué à l’intérieur, et elle tombée à terre à l’extérieur de la rame. Les portes se sont aussitôt réouvertes et je me suis précipité vers elle, ne sachant trop si elle était blessée ou pas.

Je l’ai aidée à se relever, et je vis le responsable de la station de métro est arrivé en courant. Il était assez jeune sans pour autant montrer des signes de manque d’expérience. Je remarquais son air inquiet, car la chute a été dure, mais la femme ne montrait pas de signe de blessure. Je me suis alors écarté, sentant que ma présence était de trop dans cette situation troublante.

Le responsable de la station a demandé plusieurs fois à la femme si elle allait bien. Cette dernière ne répondait pas, elle détournait le visage. Il la tenait par le bras, elle tentait de se dégager. Elle n’avait qu’une envie : fuir. Elle avait honte, honte d’être tombée devant tout le monde, honte d’avoir perdu sa dignité en public. Peut-être qu’elle avait aussi honte que je sois venu vers elle et l’ait aidée à se relever, moi un gaijin.

Cela n’avait duré que 2 ou 3 minutes. Je suis alors monté dans la prochaine rame qui arrivait.


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