Mont Nabewari (鍋割山) et Mont Tō (塔ノ岳) – Tanzawa

La veille, j’avais déjà marché aux monts Takao et Jinba, et reprenant l’avion le lendemain, j’avais songé faire 不老山ふろうざん (928m) dans la chaîne de Tanzawa. Mais, au matin, avec un tel ciel bleu sans nuage, j’ai changé d’itinéraire pour aller sur deux sommets avec de très belles vues sur le mont Fuji: le mont Nabewari fait l’année précédente au printemps, et le mont Tō effectué à de multiples reprises mais toujours en été.

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Monts Takao et Jinba   

Profile

50 100 150 200 5 10 15 Distance (km) Altitude (m)
Aucune donnée de dénivelé
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Distance: Aucune donnée
Altitude minimum: Aucune donnée
Altitude maximum: Aucune donnée
Montée cumulée: Aucune donnée
Descente cumulée : Aucune donnée
Durée: Aucune donnée

Description

Monts Nabewari et Tō

Moyen d’accès et chemins possibles

Train jusqu’à la gare de de Shibuzawa (渋沢しぶざわ), située sur la ligne Odakyū à 1h25 de Shinjuku. Puis 20mn de bus jusqu’à Ōkura (大倉). Principal point d’accès pour le mont Tō, et un samedi, bien entendu, beaucoup de monde. Autant sortir vite de la gare et faire la queue pour attendre le bus.

Depuis Ōkura, un chemin mène au mont Tō (塔ノ岳) et deux au mont Nabewari (鍋割山なべわりやま). Il est facile de faire une boucle. Je commence par le mont Nabewari en empruntant un chemin différent de l’année précédente, puis ce sera la longue descente depuis le mont Tō (chemin que j’ai toujours fait à la montée).

Jusqu’au mont Nabewari (鍋割山なべわりやま) – 1272m

Départ peu avant 8h. D’abord 4km de route forestière en légère montée, puis on traverse une rivière à l’endroit appelé Futamata (二俣ふたまた), et là, le choix se fait entre les deux chemins pour Nabewari. Celui à droite arrive sur la crête au-dessus du mont Nabewari, tandis que tout droit est un chemin de crête qui arrive directement au mont Nabewari. Cette fois, je vais tout droit.

Longue montée abrupte de 250m de dénivelée avant d’atteindre la crête. Il reste 450m de dénivelée mais sur la crête. Le parcours est toujours dans la forêt, mais avec l’hiver, les feuilles sont tombées et on peut déjà voir le mont Fuji à travers les branches.

Il est environ 10h10 quand j’arrive au mont Nabewari (鍋割山なべわりやま), et la vue sur le mont Fuji est toujours aussi grandiose. Le refuge de ce sommet est réputé pour ses udon (なべきうどん) et il faut faire 20mn de queue. Ces pates chaudes udon sont tout simplement délicieuses avec les légumes, l’oeuf cru, et un bouillon pas trop salé, le tout en admirant le mont Fuji: un instant magique.

Jusqu’au mont Tō (塔ノ岳)とうのだけ – 1491m

Encore de la montée, toujours sur de la crête, avec le mont Fuji dans le dos. De beaux points de vue sur les principaux sommets de cette chaîne comme les monts Hiru et Tanzawa. Au point dit Kin-yashi (金冷シきんひやし), on rejoint le chemin habituel pour le mont Tō. Il reste 150m de dénivelée avec de nombreuses marches pour arriver au sommet. Beaucoup de monde. Superbe vue à quasiment 360°: d’un côté, abrité du vent, mont Ō-yama, de l’autre côté avec un vent froid, vue sur le mont Fuji et les monts Tanzawa et Hiru. Malgré ce vent, je me mets de ce côté pour grignoter un peu de chocolat et quelques amandes.

Descente

Après cette pause de 20mn, un dernier regard vers ce mont Fuji puis c’est une longue descente de quasiment 1200m de dénivelée. La descente n’a jamais été mon fort, et je prends donc mon temps (cela me prendra 2h20).

De retour à Ōkura, pour prendre le bus vers la gare de Shibuzawa.

Synthèse

Très belle balade dans un massif que j’avais l’habitude de fréquenter l’été. C’est d’autant plus agréable en hiver car il faisait frais (sans avoir froid) et malgré les nombreux passages dans la forêt, on a toujours une vue sur les sommets environnants. Ce plat de udon devant le mont Fuji restera longtemps gravé dans ma mémoire.

  • Durée totale : 7h05 (durée totale des pauses estimée à 1h20)
  • Dénivelée totale positive : 1330m
  • Dénivelée totale négative : 1330m
  • Distance parcourue : 18,1km
  • Date de la randonnée : 6 janvier 2024

Pour en savoir plus:

Mont Takao (高尾山) et mont Jinba (陣馬山) – Tōkyō

Suite à un triste événement familial, je me rendais quelques jours au Japon, et juste avant de reprendre l’avion, je profitais d’une superbe météo pour faire un peu de montagne et pour me changer les idées.

Mon choix s’est d’abord porté sur le mont Takao (高尾山たかおさん), petit sommet de quasiment 600m en bordure de Tōkyō, car très facile d’accès (une heure de train depuis Shinjuku) donc très populaire. Etant en hiver, c’était surtout l’occasion de m’y balader sans subir la chaleur et l’humidité de l’été.

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Monts Takao et Jinba   

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50 100 150 200 5 10 15 Distance (km) Altitude (m)
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Distance: Aucune donnée
Altitude minimum: Aucune donnée
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Montée cumulée: Aucune donnée
Descente cumulée : Aucune donnée
Durée: Aucune donnée

Description

Monts Takao et Jinba

Moyen d’accès et chemins possibles

Train jusqu’à la gare de de Takao (高尾駅たかおさん) puis un dernier changement pour la gare de Takao-san-guchi (高尾山口駅たかおさんぐちえき), terminus de la ligne Keiō Takao. C’était un vendredi mais coincé entre les jours fériés du début d’année et le week-end, je ne m’attendais pas à être seul, et ce fut bien le cas. Nombreux randonneurs seuls ou en petit groupes, mais aussi des sorties scolaires.

Globalement, trois possibilités pour le sommet:

  • le chemin numéroté 1 dont une partie est faisable en funiculaire (高尾ケーブルカー) ou en télésiège (エコーリフト)
  • le chemin numéroté 6 qui longe la vallée et qui passe par la chute d’eau de Biwa (琵琶びわたき), certainement le plus emprunté
  • le chemin Inari-yama (稲荷山いなりやまコース) qui suit une petite crête

Jusqu’au mont Takao (599m)

Arrivé vers 8h30 à la gare, encore dans l’ombre, avec des basses températures, et un grand ciel bleu, j’optais pour le chemin Inari-yama et donc profiter du soleil en étant sur la crête.

Il doit faire 5 degrés en début de balade. Mais c’est très agréable. La température monte peu à peu pour enlever une couche. Sans surprise, nombreuses marches. Du monde sur ce tronçon mais c’est raisonnable.

Belle vue sur Tōkyō depuis le sommet intermédiaire de Inari-yama (稲荷山いなりやま) – 400m. Le ciel est bleu, peu de nuages, quasiment pas de vent.

Un peu moins d’une heure et quart pour arriver à Takao, beaucoup de monde. Le Mont Fuji est visible mais caché par quelques nuages, qui se lèveront par la suite. A sa gauche, on voit très bien le mont Ō-yama (大山おおやま). Entre les deux, la chaîne de Tanzawa mais sous les nuages. A sa droite, un bout des Alpes du Sud.

J’avais emmené des onigiri pour déjeuner, mais il est à peine 10 heures, il ne me reste que 2 jours au Japon, il y a plusieurs restaurants, j’opte pour des soba froides au tororo et pour un bol de oden dans le restaurant Yamabiko-chaya (やまびこ茶屋). Je me régale.

Entre temps, il y a moins de nuages autour du mont Fuji.

Vers le mont Jinba (855m)

Vers 10h25, je quitte la foule et ce petit sommet, en direction du mont Jinba.

Plusieurs petits sommets intermédiaires le long d’un chemin sans difficultés:

  • Icchō-daira (一丁平いっちょうだいら) – 555m. Sans être un sommet, encore une belle vue sur le mont Fuji avec plusieurs bancs pour une charmante pause.
  • Kobotoke-Shiroyama (小仏城山こぼとけしろやま) – 670m. Vue sur la plaine de Tōkyō. Le mont Fuji est visible entre les arbres.
  • Kagenobu-yama (景信山かげのぶやま) – 727m. Belles vues sur la chaîne de Tanzawa mais aussi sur le mont Fuji et Tōkyō (Shinjuku, Sky Tree Tower, …). Nombreux bancs pour faire une pause.
  • Dōdokoro-yama (堂所山どうどころやま) – 733m. Vue peu dégagée, dans la forêt.
  • Aka-iwa-yama (赤岩山あかいわやま) – 721m. Avant le sommet de Jinba, sans grand intérêt.

Au sommet du mont Jinba (陣馬山), une surprenante statue d’un cheval blanc stylisé (années 1960). Mais surtout une vue à quasiment 360° sur Tanzawa, mont Fuji, mais plus dégagé que les précédents vers le nord (Nikkō, Kumotori-yama, …)

Descente

Descente d’environ 1h15 pour 500m de dénivelée pour arriver à l’arrêt de bus Jinba Kōgen Shita (神馬高原下). Bus de 15h30, direction gare de Takao pour environ 35mn de trajet.

Synthèse

Agréable balade d’accès facile et pas trop difficile avec de nombreuses vues sur le mont Fuji et sur Tōkyō. A faire de préférence avec un ciel dégagé, et quand il ne fait pas trop pas trop chaud et humide (du fait de la faible altitude).

  • Durée totale : 6h30 (durée des pauses estimée à 1h10)
  • Dénivelée totale positive : 1139m
  • Dénivelée totale négative : 1002m
  • Distance parcourue : 18,2km
  • Date de la randonnée : 5 janvier 2024

Pour en savoir plus:

Les similarités des pierres de l’île de Pâques avec les pierres incas

Ahu Vinapu (île de Pâques) Ahu Vinapu (île de Pâques)

Cuzco (Pérou) Cuzco (Pérou)

Les photos ci-dessus montrent une certaine similarité entre les sites incas et les sites de l’île de Pâques. Toutefois, il faut nuancer un rapprochement hâtif avec les deux remarques suivantes:

  • l’île de Pâques ne présente qu’un seul site atteignant l’excellence des incas dans la taille des pierres.
  • l’ajustement parfait des pierres n’est pas exclusif au Pérou, on peut en voir aussi en Egypte et au Japon.

Sites présentant une certaine similarité:

Ahu Vinapu (île de Pâques) Ahu Vinapu (île de Pâques)
Pierre finement taillée - Ahu Tepeu (île de Pâques) Ahu Tepeu (île de Pâques)
Pierres finement ajustées - Hanga Poukura (île de Pâques) Hanga Poukura
Pierres incas - Cuzco (Pérou) Mur et pierres incas – Cuzco (Pérou)
Pierre inca aux 12 angles - Cuzco (Pérou) Pierre inca aux 12 angles – Cuzco (Pérou)
Tokyo (Japon) Tokyo (Japon)
Tokyo (Japon) Tokyo (Japon)
Gizeh (Egypte) Gizeh (Egypte)

Conclusion

J’espère que ce récit vous a plu. Quoi qu’il en soit, cela me ferait plaisir d’avoir votre avis.

Tout comme raconter ce voyage, il m’est difficile d’en faire un bilan en quelques lignes.
Tout simplement, ce voyage fut merveilleux, et j’en suis revenu trés content. Content de l’avoir fait, d’avoir vu tout ce que j’ai vu, d’avoir vécu tant d’expériences, …

Il me serait délicat de faire un Best of de ce voyage. Mais, les manchots et les icebergs de l’Antarctique, le vent de Patagonie, les statues de l’île de Pâques, remonter la Cordillère des Andes, les mines de Potosi, le bassin amazonien, le Machu Picchu, les Galápagos, les sites mayas, les marchés indiens, les bus et tout le reste (ces “petits riens”, des rencontres, des surprises, des déceptions, les galères) demeureront des souvenirs forts et impérissables !

Le retour

Paradoxalement, cela ne m’a pas empêché d’être très heureux de rentrer ! Un an comme backpacker est plus éprouvant et semble plus long qu’on pourrait le croire. Cela peut choquer mais on se ‘lasse’ de voyager. On se fatigue à refaire son sac tous les jours, à chercher un endroit où dormir, à passer tant d’heures dans les bus, … On a besoin de stabilité.
Et surtout, on devient de plus en plus exigeant sur ce qu’on voit, et on fuit les lieux touristiques. On perd peu à peu une certaine fraîcheur et sincérité de la découverte: on devient blasé du voyage.

L’après-voyage

Et pourtant, ce retour marquant la fin d’un rêve, j’en éprouve déjà une certaine nostalgie. A l’heure où j’écris ces lignes, cela fait déjà six mois que je suis rentré. Il ne s’est pas passé une seule journée, sans penser à ce voyage et à tous ces moments intenses.
C’est aujourd’hui en consultant et en tournant les pages noircies de mes carnets de voyages, de mes photos et de mon Lonely Planet que je mesure l’étendue du trajet. A chaque page ouverte au hasard, je me rappelle ces lieux, ces gens, … Tout revient en surface frais et chargé d’émotions.
Bien sûr, ces grands espaces, cette liberté, cette insouciance me manquent.

Mon Amérique du Sud

Inutile de préciser que ma vision de l’Amérique Latine a diamétralement changé. Les médias, quelques guides de voyage et certains voyageurs s’évertuent a lui coller une image exécrable. Et pourtant, la très grande majorité des gens sont honnêtes, sympathiques et très aimables. Avec un minimum de précautions (et un peu de chance), on peut éviter l’infime proportion de personnes peu recommandables. Tout ca pour dire qu’il ne faut pas écouter les ragots et autres fabulations: venez découvrir la superbe Amérique Latine !!!

Quelques statistiques:

Ce voyage a duré 395 jours (13 mois) répartis comme suit:
Antarctique
& îles Malouines
& île Géorgie du Sud
18 jours
🇦🇷 Argentine 71 jours
🇨🇱 Chili 79 jours (dont 11 à l’île de Pâques)
🇺🇾 Uruguay 2 jours
🇧🇴 Bolivie 66 jours
🇵🇪 Pérou 56 jours
🇪🇨 Equateur 32 jours (dont 9 aux Galápagos)
🇨🇴 Colombie 18 jours
🇵🇦 Panama 3 jours et demi
🇭🇳 Honduras 2 jours et demi
🇬🇹 Guatemala 26 jours
🇲🇽 Mexique 21 jours
et quelques brèves incursions au 🇵🇾 Paraguay et au Brésil

 

La majorité des nuits furent dans les chambres chez l’habitant et dans les hospedajes et hôtels (au sens large du terme). Mais ce furent aussi 54 nuits dans les transports ou autres réparties ainsi:
Bateau 35 nuits
Bus 14 nuits
Train 2 nuits
Avion 3 nuits (les 2 premières et la dernière)
Tente 53 nuits
Conditions rudes (style refuge/cabane sans eau ni électricité) 12 nuits
Dortoirs (Youth Hostel, …) 46 nuits

 

Aujourd’hui

Depuis plusieurs années, j’ai rejoint le monde travail. Je profite des quelques et précieuses semaines de congés annuels pour voyager et découvrir d’autres destinations (plutôt Asie, Afrique ou Europe).

Quelques déplacements professionnels m’ont permis de revenir en Colombie et au Pérou. C’était avec émotion que j’ai remis les pieds en Amérique du Sud pour le retrouver dans un contexte différent et de constater que ces pays changeaient.

Le Mexique

 

Drapeau mexicain sur le Zocalo (place principale) Mexico - Mexique
Drapeau mexicain sur le Zocalo (place principale)
Mexico – Mexique

[Les sites archéologiques] [Mexico-city]

Les sites archéologiques

El Tajin (Mexique)
El Tajin – Mexique

J’arrivais au Mexique par le Guatemala. J’ai encore eu le droit à une tentative de corruption mais elle fut facilement contrecarrée. La transition entre ces deux pays est brutale: on a véritablement l’impression d’arriver dans un pays développé et riche.
Je me rendais à San Cristobal las Casas. C’est une ville du Chiapas où avait commencé la récente rébellion des zapatistes. Il y avait d’ailleurs une réunion de la paix avec les zapatistes ouverte au public. J’essayais d’y assister. C’est peu après que j’appris qu’étant inscrit et étranger, je risquais l’expulsion du pays. Je quittais alors discrètement la ville pour me rendre à Palenque. J’y passais la nuit (quoi que réveillé par un rat venant me lécher les pieds) et je continuais à visiter les sites archéologiques : Villahermosa et Xalapa pour les têtes géantes des Olméques, Oaxaca pour les sites de Monte Alban et Mitla, la côte Atlantique pour El Tajin. Etant déjà allé au Yucatán, je ne revisitais pas Chichen Itza, Uxmal et Tulum.

Mexico-city

Place des trois cultures - Mexico (Mexique)
Place des trois cultures
Mexico – Mexique

J’arrivais la capitale Mexico-city, j’avais donc atteint le but initial ce voyage. J’avais acheter mon billet retour à la fin novembre et il me restait une dizaine de jours. Je gardais un excellent souvenir de cette ville et ce ne fut pas démenti. Je visitais tranquillement cette superbe ville avec les fresques murales, les sites aztèques et coloniaux, les musées et les expositions temporaires, les résidences de Diego Rivera, Frida Kahlo et Trotsky. Je ne sortis de la ville que pour le site toltèque Tula; j’avais déjà vu Teotihuacan deux ans auparavant.
Le jour du grand départ arriva très vite. Je venais de passer 13 fantastiques mois de voyage et de découvertes. Mais il était temps de rentrer et de retrouver un peu de stabilité.

 

      Conclusion du voyage et du récit.

Le Guatemala et le Honduras

Pyramides mayas - Tikal (Guatemala)
Pyramides mayas
Tikal – Guatemala

[L’arrivée au Guatemala] [Antigua et Guatemala-la-Ciudad] [Tikal] [Les marchés] [Les bus au Guatemala]

L’arrivée au Guatemala

Stéle Quirigua (Guatemala)
Stéle
Quirigua – Guatemala

J’arrivais au Honduras. Je pouvais enfin commencer mon périple maya par les ruines de Copan, et de Quirigua (Guatemala) avec de nombreuses stèles (jusqu’à 8m de hauteur) représentant des personnages, et couvertes de hiéroglyphes.
L’entrée au Guatemala fut plutôt houleuse avec un poste-frontière bien corrompu. Depuis mon arrivée au Honduras, j’étais étonné qu’il pleuve autant. Je me dirigeais vers les hautes terres du Guatemala: le lac Atitlan et Chichicastenango. Et là, ce furent 4 jours consécutifs de pluies intenses ! Le toit de ma chambre n’y résistait pas et mon lit était entièrement mouillé.
J’apprenais que le cyclone Mitch s’abattait violemment sur la côte Atlantique. Sans le savoir, je venais de fuir des régions sur le point d’être dévastées.

Antigua et Guatemala-la-Ciudad

Volcan Pacaya (Guatemala)
Volcan Pacaya – Guatemala

Antigua est l’ancienne capitale du Guatemala. C’est une belle et tranquille ville coloniale dominée par un volcan. La nouvelle capitale, Guatemala la Ciudad, est bien différente: sale, pauvre, bruyante, polluée, … A la nuit tombée, les rues deviennent bien obscures et vides (à l’exception des prostituées). C’est l’une des pires villes de mon voyage. Mais il est difficile d’y échapper pour prendre les bus, soigner la dysenterie que je trainais depuis plus de deux mois, visiter les musées, …
Le Guatemala compte 37 volcans ! J’ai grimpé l’un des plus faciles et des plus actifs: le Pacaya. Malheureusement, il n’était pas en éruption. Cela ne m’a pas empêché d’aller marcher sur de la lave à peine séchée et de voir de prés du rocher incandescent.

Tikal

Pyramide - Tikal (Guatemala)
Pyramide
Tikal – Guatemala

Tikal fut l’un des moments les plus magiques de ce séjour au Guatemala. Ces ruines mayas sont plongées au coeur de la jungle. Je ne me lassais pas d’être au sommet des hautes pyramides pour admirer ces paysages chargés du mysticisme maya et de la sérénité de la nature: la jungle à ses pieds et à l’infini, des pyramides dépassant la cime des arbres, au loin les effrayants cris des singes-hurleurs, un toucan qui passe, un singe-araignée qui saute d’arbre en arbre, un colibri qui vient butiner une fleur, … On y resterait des heures.
Le cyclone ayant ravagé les grands axes routiers du pays, j’étais contraint de prendre l’avion pour me rendre à Tikal. Je prenais la compagnie RACSA: c’était la moins chère et la seule qui disposait encore de places. Le comptoir n’était pas a l’aéroport, mais dans le hangar de l’unique avion de la compagnie. L’engin était bien un gros et vieux coucou a hélices pour 29 passagers. Les sièges étaient usés et déglingués. Les autocollants rappelaient ceux des bus avec des dictons religio-philosophiques du style “Dieu est mon seul ami”. Quelques cafards ont pointés leurs antennes pendant le vol. Il ne manquait que quelques carreaux cassés et un bon klaxon bruyant pour se croire dans un bus local ! A l’aller, nous étions 31 passagers (sic): un a eu l’honneur être assis dans la cabine de pilotage, et l’hôtesse a passé tout le vol debout. Au retour, il y eut un petit moment de panique quand de la fumée se dégageait de sous un siège … On était vite rassuré par les explications de l’hôtesse: la climatisation s’était mise en marche, et du fait de l’humidité de l’air, il y avait condensation. Ouf !

Les marchés

Marché (Guatemala)
Marché – Guatemala

Je passais quelques jours à Quetzaltenango pour faire plusieurs marchés très colorés dans les villages des alentours. C’est là que je trouvais l’image que j’avais du Guatemala (qui n’était pas sans me rappeler l’esprit de la Bolivie). L’espagnol s’efface au profit des idiomes mayas. Les gens y ont conservé un habillement traditionnel. Ce sont surtout les femmes avec leur chemisier brodé de fleurs (huipile), un long tissu enroulé autour de la taille en guise de jupe, et un énorme panier porté à même la tête. Les uns et les autres viennent vendre et/ou acheter du maïs, des haricots, des piments, des dindons, des tissus aux couleurs et motifs divers, … Et surtout, les locaux y sont accueillants et sympathiques: ils n’ont pas encore été pervertis par le tourisme.

Les bus au Guatemala

J’ai eu un véritable coup de coeur pour les transports au Guatemala. Je croyais avoir beaucoup vu avec la Bolivie, l’Equateur ou la Colombie, mais ici, je n’ai pas été déçu. Les bus sont localement appelés camionetas: ce sont les bus scolaires américains qui viennent finir leur jours ici. C’est à dire que des sièges initialement prévus pour 2 ou 3 enfants sont ici perpétuellement occupés par 3 adultes (avec les éventuels enfants) et les sacs sur les genoux ! On est bien souvent assis sur une demie-fesse, et avec les genoux plantés dans le dossier d’en face. Mais finalement, j’adorais les prendre, on ne s’y ennuie pas et on est plongé dans la vie quotidienne locale (et ce n’est pas cher). Les grands axes routiers sont bitumés, et cela donne droit à de nouvelles règles de conduite. En particulier, on peut doubler dans toutes les situations. Dans les expériences vécues, mon bus déboîte derrière un autre bus qui double un camion alors qu’une voiture arrive en face ! Finalement, ca passe !!!! A coups de klaxons et de grands signes de la main, il suffit que le camion doublé et que la voiture arrivant en sens inverse freinent et se poussent pour nous ouvrir le passage !!! Parfois, ca ne passe pas: le rétroviseur extérieur droit est venu s’exploser contre le camion… Cela n’a pas freiné les ambitions du chauffeur de doubler à tours de bras dans les situations les plus inextricables.

 

      Suite du voyage et du récit: Le Mexique

La Colombie et le Panamá

Café - Tierradentro (Colombie)
Café
Tierradentro – Colombie

[Santa Fe de Bogota] [Tierradentro] [San Agustin] [Cartagéne des Indes et le Panamá]

Santa Fe de Bogota

Palais présidentiel - Bogota (Colombie)
Palais présidentiel
Bogota – Colombie

Après l’Equateur, je passais en Colombie. Ce pays bénéficie d’une image plutôt négative: drogue, guérilla, insécurité, … Après mon court séjour, je ne peux pas nier cette réputation. Mais, la Colombie n’en demeure pas moins un pays agréable, à la population accueillante, aux paysages variés, et avec peu de touristes. J’en garderai aussi un bon souvenir pour sa végétation luxuriante et diverse, et pour ses délicieux fruits exotiques et inconnus.
Bogota ne fut pas une ville si désagréable: le centre historique est charmant, le musée de l’or est superbe et cette visite me permit de comprendre pourquoi la légende de l’El Dorado a ses origines en Colombie.

Tierradentro

Tombe de Tierradentro (Colombie)
Tombe de Tierradentro – Colombie

Tierradentro est un site archéologique avec de nombreuses tombes peintes et souterraines. Cela a été l’occasion de me balader dans les montagnes pour découvrir ces tombes, et d’être dans un village typiquement colombien (pas un seul touriste en 3 jours) avec ses plantations de café, ses bananiers, ses colibris, …
C’est peut-être ici que j’ai compris et apprécié l’univers de Cent ans de solitude (Gabriel García Márquez).
Le trajet de Tierradentro à San Agustin était un peu compliqué. Je devais enchaîner quatre moyens de transport.

San Agustin

Statue - San Agustin (Colombie)
Statue
San Agustin – Colombie

San Agustin est le principal site archéologique du pays. L’arrivée y fut surprenante: la ville était “occupée” par l’armée, et le poste de police était retranché derrière un mur de sacs de sable. Je visitais ses statues (mi-homme, mi-jaguar) disséminées dans les montagnes à pied, à cheval ou en Jeep. Je me suis aussi rendu compte que c’était un point de rendez-vous pour les consommateurs de drogues dures. A croire que certains ne venaient ici que pour la cocaïne. Même moi non intéressé par ces drogues, j’en connaissais les tarifs et je savais où m’en procurer. Pour ceux motivés, c’était l’apothéose mais après 3 jours à un tel rythme, ils étaient devenus susceptibles, et nettement moins “cool” et sympas.
J’étais bien content de fuir cette atmosphère.
Dans le même style, au moment d’acheter un ticket de bus, dans la foulée, le vendeur me proposait aussi de l’herbe et des émeraudes. Un autre voyageur avait reçu une proposition de “pilleur” de tombes par un guide… Parfois, ce pays me semble bien fou !

Cartagéne des Indes et le Panamá

Canal de Panamá (Panama)
Canal de Panamá (Panama)

Je terminais mon séjour colombien par Cartagéne des Indes: c’est une superbe ville coloniale, entourée de remparts et à la chaude ambiance (tout comme le climat).
J’avais dans un premier temps envisagé d’aller visiter le site archéologique Santa Marta mais nettement affaibli par la dysenterie, je préférais avancer vers le nord.
Je quittais ce pays (paralysé par les grèves) et le continent d’Amérique du Sud en passant par Panamá pour voir son canal et arriver dans le territoire maya.

 

      Suite du voyage et du récit: Le Guatemala et le Honduras

L’archipel des Galápagos

Tortue géante - Puerto Ayora (Isla Santa Cruz - Galápagos)
Tortue géante
Puerto Ayora – Isla Santa Cruz (Galápagos)

[L’archipel] [Les reptiles: tortues et iguanes] [Les oiseaux] [La faune marine] [Les otaries] [Les otaries mâles] [L’éruption volcanique] [La cruauté de la nature]

L’archipel

Plage - Isla Santa Maria (Punta Cormorant - Galápagos)
Plage
Isla Santa Maria – Punta Cormorant (Galápagos)

Sans hésitation, le meilleur moment de l’Equateur fut l’archipel des Galápagos: un paradis de la nature. Ce furent 7 jours de croisière pour naviguer d’île en île et pour découvrir les merveilles de cet archipel volcanique.
La météo fut mitigée (beaucoup de nuages) mais cela ne m’a pas empêché de revenir un peu plus bronzé. Le bateau était bien différent de celui de Bolivie: un yacht luxueux pour 16 personnes ! Par contre, avec la mer agitée, mon estomac a connu quelques moments difficiles. Et une fois revenu sur la terre ferme, j’étais pris du mal de terre !
Mais l’essentiel fut de voir tous ces animaux et oiseaux.

Les reptiles: tortues et iguanes

Iguane marin - Isla Espanola (Punta Suarez - Galàpagos)
Iguane marin
Isla Espanola – Punta Suarez (Galàpagos)

Cela avait commencé par un face-à-face avec les tortues géantes quasi centenaires de 250 kg: des énormes pattes, une carapace immense et épaisse, une lenteur extrême associée a une force tranquille, et une petite tête. Du fait de leur quasi-extinction, il est rare de les voir en pleine nature. Ce sont les seuls animaux de l’archipel en captivité afin d’en assurer la reproduction et la réintroduction sur les îles. Chaque île a (ou avait) sa propre espèce de tortue.
Les iguanes marins et terrestres sont assez communs et se prélassent au soleil à longueur de journée. Ils sont si immobiles et se confondent si bien avec le paysage qu’on risque souvent de leur marcher dessus. Malgré leur “laideur”, leur rangée d’épines dorsales et leur allure préhistorique les rendent bien attachant.

Les oiseaux

Fou à pattes bleues - Isla Espanola (Punta Suarez - Galápagos)
Fou à pattes bleues
Isla Espanola – Punta Suarez (Galápagos)

Il y a aussi de nombreuses espèces d’oiseaux mais les tailles des colonies n’atteignaient pas celles des régions antarctiques.
Le manchot des Galàpagos se chiffre en quelques milliers et il est menacé. Les plus beaux oiseaux étaient les fous: masqués, à pattes rouges ou à pattes bleues. Leurs plongeons à pic pour pêcher sont impressionnants. Les frégates sont nombreuses; le mâle est reconnaissable à sa poche rouge au niveau de son cou (tel un ballon) pour attirer une femelle. Les affreux poussins paraissaient de taille démesurée dans leur minuscule nid: ils avaient un mélange de duvet blanc et de plumes noirs d’adulte. Les albatros étaient toujours aussi majestueux en vol mais tellement maladroits sur terre, et j’eus même l’opportunité d’assister à une danse nuptiale. Il y avait aussi des flamants roses, des hérons, des mouettes, des oiseaux moqueurs, des colombes des Galápagos (pattes rouges, yeux bleus), les fameux pinsons de Darwin, des pétrels, …

La faune marine

Mais la valeur inestimable de cet archipel provient surtout de sa faune marine. J’ai bien regretté de ne pas savoir faire de la plongée sous-marine. Rien qu’avec le snorkelling (masque et tuba) dans les eaux froides et agitées, c’est un nouveau monde qui s’offre à soi. Outre les innombrables oursins, étoiles et anémones de mer, poissons multicolores et fluorescents, j’ai pu voir des raies léopards ondulant en toute sérénité sur le fond sablonneux, des raies à dard (stingray) se camouflant dans le sable, une tortue marine, une queue de murène, un poisson-ballon recouvert d’épines, …

Les otaries

Otarie - Islas Plazas (South Plaza - Galápagos)
Otarie
Islas Plazas – South Plaza (Galápagos)

Mais les moments les plus intenses furent avec les otaries (il y en avait partout) ! Ainsi, occupé à regarder les poissons, une jeune otarie s’est approchée de moi, et elle ne m’a pas quitté jusqu’à ce que je sorte de l’eau (soit environ 20 minutes). Elle était venue nager et jouer avec moi: elle faisait des sauts, plongeait pour revenir vers moi jusqu’à quasiment me faire un museau-museau tout en en me regardant droit dans les yeux, repartait par une rapide et agile pirouette, puis elle revenait pour nager en me longeant … Malgré la fraîche température de l’eau (15 degrés, pas de soleil, j’en avais la chair de poule), ce fut du pur bonheur et cela demeure certainement LE souvenir de ce séjour dans cet archipel.

Les otaries mâles

Par contre, c’était un peu diffèrent avec les otaries mâles : 3m de longueur, une bonne masse de chair et de graisse, patauds sur terre mais rapides dans l’eau, et de bonnes dents. Ils vivent avec un harem, et gare à celui qui vient lorgner sur ses femelles : ils deviennent vite jaloux et agressifs. Les seules attaques d’animaux sur des hommes aux Galápagos proviennent d’eux (les requins seraient moins dangereux). En rencontrer un nez-à-nez dans l’eau n’est pas des plus agréables. Mais, quand j’ai aperçu une otarie femelle à côté de moi, qu’un mâle me passe sous les jambes, et qu’il commence a tourner autour de moi, ce fut un peu la panique ! J’avais beau être face au manchot, j’étais seul, au milieu des rochers, à l’abri de tout regard humain, loin de la plage, je n’ai eu qu’une seule idée: revenir sur la terre ferme !

L’éruption volcanique

Je retardais mon retour au continent pour aller voir la récente éruption volcanique. Chemin faisant, depuis le bateau, ce fut l’occasion de voir deux raies manta, et une cinquantaine de requins (white-tipped, ailerons aux extrémités blanches). Malgré la distance au volcan (10km, interdiction d’aller plus prés), et l’épaisse fumée dégagée, le spectacle des champs de lave dans la nuit sous les étoiles et un clair de lune fut saisissant !

La cruauté de la nature

Ce séjour m’a vraiment enchanté. Mais la nature à l’état brut offre aussi un visage cruel. Les nombreux cadavres d’oiseaux et d’otaries témoignent de la catastrophe locale provoquée par le El Niño. Mais ce sont surtout les cris de ce bébé otarie qui résonnent encore dans ma tête. Pendant l’absence de sa mère (partie pêcher), ce petit s’était fait picorer les yeux et les paupières par un oiseau moqueur. Ayant été en contact avec un “étranger”, sa mère n’a pas reconnu l’odeur de son petit et a refusé de s’en occuper! Aveugle, abandonné, le bébé tournait en rond, appelant sa mère. Son unique destinée: mourir de faim. Là-bas, l’intervention humaine n’existe que pour les espèces en voie d’extinction

 

Malheureusement, ce type des destination paradisiaque demeure très onéreux: j’y ai autant dépensé en 9 jours qu’en 2 mois en Bolivie !

 

 

      Suite du voyage et du récit: La Colombie et le Panamá

L’Equateur

La ligne de l'Equateur (Equateur)
La ligne de l’Equateur – Equateur

[Le haut plateau] [Otovalo et Saquisili] [Quito]

Le haut plateau

Traversée de marché en train (Equateur)
Traversée de marché en train – Equateur

Je n’arrivais pas à venir à bout de cette grosse fatigue et de ces problèmes intestinaux. Arrivé à Cuenca, je me rendais à l’hôpital, et après examens, j’appris que j’avais attrapé une dysenterie amibienne !
Je n’eus pas beaucoup de chance pour la météo en ayant soit de la pluie soit un ciel couvert de gros nuages sombres. En 6 jours dans la vallée des volcans, tous les volcans (Cotopaxi, Chimborazo, …) sont restés invisibles. Malgré ma forte motivation, la météo et ces problèmes de santé m’ont fait abandonner l’idée d’escalader un de ces volcans.
Pour quelques émotions, je prenais le touristique train de Riobamba jusqu’à Huigra. Enfin, “train” était un bien grand mot. C’était un autoferro: minibus bidouillé pour circuler sur des rails ! Ce fut un peu plus de 4 heures bien excitantes sur le toit de cet engin avec les cheveux au vent. De là-haut, c’était un point de vue privilégié pour observer la vie quotidienne rurale: les villages qui se réveillent, les gens partant aux champs, … jusqu’à même devoir se frayer un chemin à travers un marché local. Le périple se terminait par une descente de 1200m de dénivelée au lieu dit la “Narine du diable”: la tête penchée au-dessus des précipices avec en prime quelques zigzags et tunnels !!!

Otovalo et Saquisili

Cochons d'Inde au marché (Equateur)
Cochons d’Inde au marché – Equateur

Je me rendais à Quito pour d’abord réserver le bateau des Galápagos. Il me fallait attendre 8 jours avant le départ du prochain bateau permettant d’observer des manchots. Pour patienter, je faisais quelques marchés. Otovalo est LE marché touristique: c’est ici qu’affluent tous les groupes de touristes avides de souvenirs. Il est vrai que le choix des textiles et des lainages est impressionnant, et que les prix sont bien bas.
Je préférais Saquisili qui est un vrai marché destiné aux locaux. On y achète de tout, même des cochons d’Inde: ce serait l’un des plats les plus raffinés mais je n’étais pas tenté. Une fois cuit, avec ses 2 longues dents de rongeur, cela ressemble à un gros rat !
Le choc fut l’abattoir et le marché à la viande, de quoi devenir végétarien en Equateur: j’avais les pieds dans le sang, les os et les têtes étaient débités à la hache, les chiens traînaient, la viande était laissée au soleil, … et des pis de vache et autres morceaux non reconnaissables en vente.

Quito

Pour le reste de l’Equateur, j’ai plutôt été déçu. Par rapport à la Bolivie (ou même le Pérou), cela m’apparaissait bien fade. C’est nettement moins coloré que l’Altiplano. Pour les paysages, ce sont de hauts volcans qui s’obstinaient à se cacher derrière les nuages, et aussi de larges prairies vertes avec des vaches (est-ce bien dépaysant ?). Et pourtant, nombreux sont les touristes “emballés” par ce pays. La plupart se limite au quartier gringo de Quito. Installé dans le nouveau Quito, ce quartier est bien propre et il ne comprend que des hôtels, des restaurants internationaux, des bars, des boîtes de nuit, des cyber-cafés, des agences de voyage et des magasins de souvenirs. En un mot, c’est méga-touristique, et avec une vie nocturne agitée et des prix ridicules, de nombreux voyageurs viennent passer quelques mois dans cet univers clos et aseptisé pour revenir dans leur pays, enchantés par “cette Amérique du Sud”. Il est toutefois vrai que je ne me suis pas rendu ni sur la côte ni dans le bassin amazonien équatorien.

 

      Suite du voyage et du récit: L’archipel des Galápagos

Le nord du Pérou

La Cordillère Blanche (Pérou)
La Cordillère Blanche – Pérou

[Le mont Pisco] [Les sites archéologiques]

Le mont Pisco

Mont Pisco (5752m) - Pérou
Mont Pisco (5752m) – Pérou

Je n’avais pas le courage d’affronter 30 heures de bus pour rejoindre Lima et je prenais donc l’avion. J’enchaînais par un bus de nuit pour arriver à Huaraz (au coeur du parc de Huascaran). J’avais prévu de faire un trekking mais une fois sur place, la tentation de faire un sommet fut trop forte. Mon choix se portait sur un sommet relativement facile au doux nom d’un alcool péruvien: le Pisco !
Cela me prit un peu de temps pour trouver un compagnon de cordée. Je partis d’abord avec un canadien mais on a du vite battre en retraite: dés la première nuit a 4600m, il n’a pas supporté l’altitude. Je retentais avec un autrichien. Et là, après une bonne marche sur glacier avec crampons, piolet, et corde, nous arrivions au sommet du Pisco soit à une altitude de 5752m !

Les sites archéologiques

Pyramide de Sipan (Pérou)
Pyramide de Sipan – Pérou

A peine revenu du Mont Pisco, je connus une forte fièvre et des problèmes intestinaux qui s’aggravaient de jour en jour. Je prenais tout de même un bus pour la ville de Chimbote, située sur la côte. Le trajet fut terrible: c’était une piste non goudronnée et le sol du bus était percé de toutes parts. Des nuages de sable et de poussières s’élevaient continuellement dans le bus. La bouche et les dents crissaient. Je subissais toujours ces crampes et douleurs intestinales.
Je visitais encore quelques ruines et sites archéologiques: Chavin de Huantar (prés de Huaraz), Chan-Chan (où on se croirait dans un immense château de sable), Huaca del Sol y de la Luna (Trujillo), Sipan et Tucume (Chiclayo), Cajamarca.
Puis je me rendais en Equateur. Je me rendais compte que cela faisait déjà plus de huit mois que je voyageais. A ce rythme, je ne risquais pas de rejoindre mon but initial: le Mexique. Il me fallait accélérer un peu.

 

      Suite du voyage et du récit: L’Equateur